La libre littérature française des Amériques


Tyrell Bay à Grenade


SAMEDI 14 AVRIL 2007.

Après que le soleil se soit largement levé sur Salt Whistle Bay, en ratant complètement son effet en raison des nuages, nous levons l'ancre. Nous ne sommes pas mécontents de la clarté du jour quand nous laissons Mayreau à bâbord, en direction d'Union –Palm Islands, en raison des nombreuses roches qui bordent notre route. À tribord, nous apercevons les extraordinaires Tobago Cays, pris sous un grain assez vif.

Nation et son épicerie célèbre Un restaurant réellement les pieds dans l'eau !

Quelques photographies d'Union, au passage vers 7 heures, en particulier du remarquable restaurant installé sur un récif, pratiquement "les pieds dans l'eau".
Cette fois-ci, nous irons pas dire bonjour à nos amis le couple d'épiciers français, qui ravitaille cette petite île avec leur petit avion, qui conduit Monsieur en Martinique où il fait ses achats chez Leader Price. Ce qui permet d'avoir les pâtés fins, de cette marque, les plus chers du monde, sans que la marge des commerçants soit exagérée.

Les paquebots dont la queue devant Saint-Georges Nous filons le long de Cariacous, où nous subissons un grain de 3 minutes. Ce qui ne nous empêche pas d'être au large de Grenade à midi et, après avoir passé le port de Saint-Georges, devant lequel trois paquebots de croisières de luxe attendent leur tour pour accoster, de venir mouiller à 14 heures, au fond de Tyrell Bay.
Ce qui montre que Jean-Louis n'est pas rancunier, puisque c'est dans le chantier naval qui se trouve au fond de cette baie que son bateau a été atteint par le cyclone Yvan, il y a trois ans.
Tous les bâtiments qui entourent cette baie, très touristique, ont été refait à neuf, s'ils n'ont pas été construits depuis le cyclone.






Un village provençal ? Un style particulier

Le style local s'éloigne pas mal du style antillais de nos régions, en particulier au niveau des couvertures des toits, la tuile supplantant de plus en plus la tôle. Une toiture en béton armé, à deux ou à quatre pentes, est recouverte de tuiles romaines, certainement colées au mortier sur le béton. Il faut reconnaître que c'est nettement plus beau que la tôle, même neuve et de couleurs vives.

Une flotte de croisière Un témoignage du passage d'Yvan

Nous nous rendons dans la capitale, Saint-Georges, en empruntant un minicar taxi, si pratique et si peu cher. Nous visitons la ville pour constater que seule une vieille église n'a pas été reconstruite. L'économie locale semble tourner de nouveau à plein rendement. Seul problème : tous les magasins de luxe sont fermés leurs portes à 16 heures, alors qu'il y a deux énormes paquebots à quai.

Au marché aux poissons, qui lui est ouvert, Jean-Louis achète une épaisse tranche de filet de thon, qui se vend à 4 dollars EC le kilogramme.

Nous retournons au bateau à 17 heures.
Nous nous couchons de bonne heure, car demain nous avons une longue traversée à faire, environ 80 milles, soit à peu près la distance de Nice à Calvi. Et, cette fois-ci, nous entrons dans l'inconnu.

Nuit très agitée à Tyrell Bay, qui est trop ouverte vers le large.


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