La libre littérature française des Amériques


Chaguaramas Bay à Trinidad


LUNDI 16 AVRIL 2007.

Nous voilà au bout de notre voyage maritime, au corps mort devant les trois principaux chantiers navals que Jean-Louis va prospecter pour déterminer sur l'aire duquel Galexia 2 sera mis à terre.

Chaguamaras Bay, haut-lieu du nautisme La péninsule de Chaguaramas, qui débute à Port Of Spain, la capitale de l'île, abrite Chaguaramas Bay, un plan d'eau particulièrement bien protégé par la Pointe Gourde, à l'Ouest, et Gaspar Grande Island, au Sud. C'est là que se concentrent les chantiers navals qui mettent à terre des centaines de bateaux qui veulent échapper aux risques de cyclones de l'été tropical, pendant que leurs propriétaires rentrent chez eux pour profiter de la meilleure saison de l'hémisphère Nord.
En toute rigueur, nous sommes encore à 10 degrés 40 minutes d'arc de latitude Nord, c'est-à-dire bien au-delà des 6 degrés de latitude au-dessous desquels les risques de cyclones disparaissent totalement, mais les risques sont ici notablement atténués. Le passage d'Yvan, sur Grenade, nous rappelle que le risque zéro n'existe pas, à moins de descendre le long de la côte de l'Amérique du Sud, où d'autres risques apparaissent.

Nous prenons contact avec le dollar TT (Trinidad et Tobago), quand le propriétaire du corps mort nous annonce le loyer journalier qu'il va nous demander : 25 dollars TT ou 5 dollars U.S. Le cours du jour de l'euro est de 7,99 dollars TT pour un euro. Cela ne vaut vraiment pas la peine de mouiller l'ancre !
Tout au long de notre séjour à Trinidad, nous allons être surpris par la faiblesse relative de la monnaie locale, très avantageuse pour les Européens et même pour les Américains du Nord, d'autant plus que nous découvrirons que le pays est riche et en plein développement. Mais nous verrons cela plus tard.

Nous nous rendons dans le premier chantier, dans l'ordre traditionnel de gauche à droite. Ses installations sont carrément luxueuses, ainsi que ses équipements. Ses prix ne nous paraissent pas être exorbitants.
Le deuxième chantier, Power Boat, est nettement moins luxueux, mais très correct encore et pratiquement moitié moins cher que le premier. Le responsable du chantier, un Anglais, nous reçoit aimablement pour nous annoncer qu'il n'a jamais sorti de l'eau un catamaran de la taille de Galexia 2, mais qu'il se fait fort de le faire sans problème. Son travelift est trop étroit pour le faire, mais il dispose d'un autre moyen, qu'il aimerait bien mettre à l'épreuve avec nous. L'affaire est vite conclue : sortir de l'eau demain, mardi, en début d'après-midi.

En promenant sur les pontons, nous rencontrons deux couples charmants de Québécois, avec lesquels nous sommes heureux (et réciproquement) de pouvoir parler français. Ces couples sont, comme nous, à la retraite, mais l'un, composé d'une ancienne enseignante et d'un ancien pompier est plus jeune que l'autre. Nous promettons de nous revoir au cours de notre court séjour sur place.

Il nous reste plus qu'à compléter l'avitaillement de notre bord et à attendre le moment de notre sortie de l'eau. Heureusement, la lecture complète avantageusement nos moments de discussion et de rêverie solitaire. La bibliothèque du bord, à laquelle je contribue, est bien garnie.


MARDI 17 AVRIL 2007.

C'est la fin de notre odyssée, Galexia 2 est à terre. Quelques photographies vous expliqueront mieux que de longs discours, le procédé utilisé par le chantier Power Boat.
À peine sommes-nous installés, que le responsable du chantier nous annonce qu'il doit sortir prochainement deux autres Lagoons 410. Il nous est reconnaissant d'avoir ouvert la voie à cette clientèle potentielle.

À partir de ce point du texte, va s'ouvrir le récit de notre découverte de Port Of Spain et de l'île de Trinidad.

Galexia 2 sort de l'eau Jean-Louis suit son bateau à pied


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