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VISITE DE LA VILLE
DE MONTRÉAL




MERCREDI 9 OCTOBRE 2002.

VISITE DE MONTRÉAL

Ce matin, un Marseillais, installé au Québec, visite la maison de mes cousins, Huguette et Jean-Louis, qui est en vente. La maison est vraiment superbe, très grande et entourée d'un jardin magnifique, avec une grande piscine. Le tout dans la meilleure partie de Lorraine, une ville résidentielle de haut niveau, à vingt minutes du centre de la ville, au nord de celle-ci. Le prix demandé me semble être modeste pour la qualité du bien : 480.000 dollars canadiens (soit environ 288.000 Euros). Jean-Louis m'explique que les maisons se décotent très vite ici, comme au États-Unis, étant considérées comme un bien de consommation, pas comme un investissement.
Le Marseillais ne me semble pas être un acheteur potentiel sérieux (un Marseillais sérieux ? Bonjour mon ami Bianchimani !). Le soir même, il fera une proposition dérisoire qui fait bondir Huguette de colère.

Journée froide et pluvieuse. Aimé, le frère aîné de Jean-Louis, s'est joint à celui-ci et à Huguette pour m'accompagner. Je ne l'ai pas vraiment reconnu après tant d'années sans le voir. Il est toujours très affable, comme son cadet.
Sous une lumière de ciel couvert, la ville apparaît comme étant, vaste, propre, mais froide. Beaucoup d'espaces verts, de larges avenues, mais plus beaucoup de vieux bâtiments.
Nous nous arrêtons dans la vieille ville, rue Saint-Paul, devant le marché Bonsecours. Nous décidons de visiter l'intérieur de l'immense bâtiment, qui abritait jadis un marché et qui rassemble, aujourd'hui, des boutiques de produits artisanaux. Les objets exposés sont généralement superbes et très tentants, leurs prix sont à la hauteur de leur intérêt. L'art esquimau est magnifique, mais très cher, sa main d'œuvre doit être devenue hors de prix.

Nous quittons cette caverne d'Ali Baba pour continuer notre tour de la Vieille Ville. On décide de me faire visiter l'intérieur de la basilique Notre Dame. L'extérieur est austère et sans grand intérêt architectural.
Un filtrage, à l'entrée, nous demande quel est le but de notre visite. Jean-Louis, avec un bel aplomb, affirme que nous venons pour prier. L'entrée sera donc gratuite pour nous, pour une visite, se serait deux dollars chacun. Mon appareil de photo, en bandoulière, ne laisse pourtant aucun doute sur ma nature de touriste. L'aimable jeune dame nous laisse affronter seuls nos consciences. Peut-on mentir dans la maison de Dieu ? Va, cousin, je partage ton pécher avec bonne grâce !

L'intérieur de la cathédrale est d'une beauté à couper le souffle. La décoration peinte et les éclairages colorés offrent un véritable spectacle aux yeux ébahis de plusieurs centaines de touristes japonais qui se pressent là.
La ville est pleine de cars de Japonais, les seuls touristes qui osent encore braver l'hiver qui approche.

En conclusion de ma visite de la ville, je note que c'est une belle ville, au sens américain du terme. A ne pas comparer aux grandes villes européennes, pour l'intérêt des bâtiments, ni à la Guadeloupe pour son climat !

Au retour vers Lorraine, nous passons par deux grandes surfaces commerciales, pour chercher quelques produits qui me manquent encore. Rien à dire, on est bien en Amérique du Nord !


La cathédrale de Montréal

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